Licenciée ! J’ai perdu mon job et c’est parfait.

Etre licenciée économique est une épreuve particulièrement terrible dans une carrière. Ce sentiment d’impuissance que l’on peut ressentir face à la situation peut être dévastateur. On ne comprend pas bien les raisons, et quand bien même on les comprend, il y a un sentiment d’injustice incroyable, de la colère, de la frustration. Se rendre compte que l’on est un tout petit pion dans une grosse machine et que, malgré toutes les années où on a travaillé avec cœur et motivation, cela ne change rien, on est remercié mais on ne veut plus de nous. C’est une épreuve extrêmement difficile à vivre et je n’ai pas échappé à ce traumatisme. Malgré tout, j’ai toujours voulu regarder cette expérience comme une opportunité et une chance énorme dans ma vie.

Le moment le plus difficile

Entre le moment où l’on apprend qu’on est viré et où l’on a quitté effectivement l’entreprise a duré 6 longs mois pendant lesquels je me suis retrouvée dans une espèce de bulle infernale où, chaque jour, je ressassais les événements, en boucle dans ma tête sur tout ce traumatisme que j’étais en train de vivre. Ce fût les 6 mois les plus difficiles à vivre professionnellement. J’étais en souffrance, et je souffrais de la souffrance de mes collègues.

Mes débuts

J’ai, tout d’abord, été recrutée dans cette entreprise pour une durée d’un mois en intérim. Le jour où j’ai été embauchée, j’étais en train de créer une entreprise, et j’étais sur le point d’aller à la banque pour ouvrir mon compte pro et déposer mon capital social. Mais je ne sais pas ce qui m’a poussée ce jour là à aller voir les offres d’emplois et a tomber sur cette annonce parue depuis 10 jours (L’Univers peut-être ?) J’ai envoyé mon CV et je démarrais le lendemain. J’avais envie d’y aller pour voir, prendre de l’expérience. Tant pis pour mon entreprise, ce n’était que partie remise (et en plus malgré l’envie de devenir chef d’entreprise, je savais, qu’au fond de moi, je n’étais pas encore prête).

Dès le début, dans ce boulot, j’avais en tête de prendre tout ce qu’il y avait à prendre. Je me disais toujours :”Prends, prends et quant tu auras la sensation de donner plus que recevoir, pars !” Alors, chaque jour j’ai pris, pris de l’expérience, pris des initiatives, pris de nombreuses formations, je me suis fait des amis aux 8 coins de la France, j’ai pu m’exprimer et découvrir que j’adorais former les chefs d’entreprises. J’ai progressé et je suis devenue manager. Je me suis découvert des talents que je ne me connaissais pas. J’ai découvert le développement personnel au cours d’un déplacement professionnel. J’ai appris à ne plus avoir peur de l’avion. J’ai appris à travailler dans une grosse structure. J’ai appris la persévérance, la patience, le lâcher-prise. J’ai appris les manigances, la politique. J’ai appris que nous ne sommes Tous que des hommes avec nos merveilles intérieures et nos vices. Bref, j’ai pris, pris tout ce que je pouvais et ce fut 5 belles années que j’ai passé dans ce Groupe.

Je travaillais dans un service publicité d’une grande entreprise, et depuis que j’étais rentré dans cette boîte, on me disais tous les jours que le service allait fermer, les bruits de couloirs, et les événements n’étaient que des signaux faibles. Jusqu’au jour où les signaux faibles ont commencé à raisonner plus fort et j’ai senti que la fermeture arriverait tôt ou tard. C’était en 2016. Je savais que ça allait arriver, mais je ne savais pas QUAND ça allait arriver. Et ce que je ne voulais surtout pas, c’était de subir cette épreuve. Je voulais m’y préparer. Je n’avais pas le contrôle, ni de la décision, ni du calendrier. Par contre, j’avais le contrôle de mes actions. Et donc, j’allais prendre le contrôle !

Comment ? Il me fallait un plan d’action !

Fin 2016, j’ai démarré un bilan de compétences dans l’objectif de vérifier que mon métier était bien fait pour moi, et surtout, pour mettre en place un plan d’action. A l’issue de ce bilan, j’étais rassurée, j’adore mon métier, il est fait pour moi et me colle à la peau, première bonne nouvelle ! Ensuite, pour me mettre à niveau j’ai commencé les démarches pour faire une formation diplômante. Les démarches se sont faites les doigts dans le nez ! Ma formation a été prise en charge à 100% malgré des droits réduits et surtout, mon employeur a accepté que je réalise la formation pendant mon temps de travail – GRATITUDE-. Une vraie opportunité car je n’aurais pas pu mener de front ma vie de maman, de professionnelle, de blogueuse et d’étudiante. J’ai donc pu réaliser cette formation et obtenir mon diplôme dans les meilleures conditions. Je suis infiniment reconnaissante envers toutes les personnes qui m’ont accompagnées pendant cette période. J’étais tellement heureuse et reconnaissante de pouvoir bénéficier de cette formation, une vraie chance ! Surtout qu’avant même de recevoir mon diplôme j’apprenais la fermeture du service. Tiens tiens, j’avais vu juste !

Et maintenant ?

Aujourd’hui, cela fait 2 mois que je savoure ma nouvelle vie ! Je suis libre et grâce au licenciement, j’ai plusieurs mois devant moi pour enfin créer mon entreprise. Je choisis de vivre ce licenciement économique comme une opportunité formidable dans ma vie. Grâce au congés de reclassement qui m’est proposé j’ai la possibilité de donner vie à mon projet dans les meilleures conditions. Je vais pouvoir continuer à me former pour être fin prête dans les mois qui viennent à réussir en tant qu’entrepreneur.

Je vais être accompagnée pour créer mon entreprise dans les meilleures conditions. Je vais avoir le temps de préparer et peaufiner ce projet auquel je pense depuis des années. Je peux prendre le temps de suivre les signes que la vie m’apportent, de laisser parler mon intuition. Ces quelques mois de “liberté” me permettent aujourd’hui de prendre du temps pour ce blog et je suis extrêmement reconnaissante pour cela. -MERCI – .

Et la vie est tellement généreuse ! Elle met sur mon chemin des choses incroyables que vous aurez sûrement l’occasion de découvrir dans les prochains mois. La vie m’apporte des rencontres merveilleuses.

Grâce à ce licenciement, j’ai la possibilité de créer ma vie comme elle me plait. De vivre au rythme qui me convient le mieux. J’ai le temps de dessiner ma carrière avec créativité et respect pour ce que je suis vraiment. Alors oui, j’ai perdu mon job, et c’est un grand malheur pour nombre d’entre nous. Je sais que j’ai énormément de chance d’être dans cet état d’esprit. Mais ce que je sais, c’est que j’ai créé les opportunités. J’ai fait le choix de voir cela comme une chance. Tout est une question de point de vue. Toujours.

Dans chaque épreuve, il est possible de voir la partie pleine du verre, de trouver la force de voir le positif en tout. Pour ce faire, je vous conseille la gratitude pour ce que vous avez déjà. Remerciez chaque jour ce que vous avez. Un toit sur la tête, la santé, le sourire de votre enfant, ou de votre conjoint, de l’eau chaude et relaxante sous votre douche, des habits chaud pour l’hiver, un beau soleil, un ciel bleu, un moment de calme. Remerciez la vie et elle vous le rendra.

En réalité, je n’ai pas perdu mon job, j’ai gagné ma liberté. Merci la vie !



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