GESTES ECOLOS

7 étapes pour un style de vie Zéro déchet !

Le zéro déchet est un mode de vie basé sur l’idée de ne produire aucun déchet. Les 5 piliers du zéro déchet sont : refuser, réduire, réutiliser, recycler, composter. Dans le zéro déchet, l’idée du recyclage n’est pas forcément la meilleure solution notamment pour les emballages. Cette pratique préfére plutôt le refus des emballages dans l’objectif de réduire au plus strict minimum sa production de déchet. Voyons dans cet article quelques bases de ce mode de vie qui se veut écologique.

S’il y a bien une tendance qui monte dans nos vies et dont on entends de plus en plus parler, c’est le zéro dechet ! Cette tendance qui vise à faire tenir tous ses déchets d’une année complète dans un bocal « Le Parfait » ! Mais bien plus qu’une tendance, je vois dans le zéro déchet, la naissance d’un nouveau paradigme selon lequel consommer, acheter, n’est plus le ciment de notre bonheur. Non, le ciment est plus profond et durable que cela, c’est un ciment nouveau qui apporte une nouvelle vision de la vie et du bonheur, c’est un ciment basé sur le respect, le partage, et la sobriété heureuse comme diraitPierre Rabhi.

Je dois tout de suite vous avouer que je suis encore très très loin du zéro déchet dans ma vie. Disons que j’en suis à la première étape du processus. Mais que j’ai bien conscience qu’utiliser une petite cuillère en plastique pour touiller un café est une hérésie pour la planète ! En visionnant un reportage qui suivait pendant 6 mois la vie de Donatien, un jeune parisien qui s’est donné 6 mois pour passer au zéro déchet, j’ai eu envie de vous en parler.

Passer au zéro déchet : un long processus

Comme le montre ce reportage, il a fallu à Donatien environ 6 mois pour passer au zéro déchet. Voici les différentes étapes par lesquelles il a dû passer pour réduire considérablement ses déchets.

1 ère phase : la prise de conscience

C’est l’étape essentielle à mon sens qui va déclencher la mise en application des principes du zéro déchet. Car oui, le zéro déchet c’est un état d’esprit, un mode de vie. Car quand on vit zéro déchet, on peut aller jusqu’à offrir seulement des cadeaux immatériels (donc sans déchet) ou bien des cadeaux d’occasion, voire fabriqués et évidemment emballés dans un tissu par exemple. D’ailleurs cette technique d’emballage dans du tissu réutilisable est un art japonais nomme le furoshiki (plus d’info sur le blog Les Confettis). Donc autant vous dire, que vivre zéro déchet ça fait du remue-ménage dans les familles ! Je pense moi-même que pour aller plus loin dans cette démarche il me faudrait tout d’abord emmener mari et enfant dans l’aventure.

Donc bref, tout ça pour dire que si on ne prend pas conscience que nos poubelles débordent, et que nous pouvons agir, chacun à notre niveau, même aussi minime soit il, pour réduire l’impact de nos déchets sur la planète. Si on ne prend pas conscience de l’urgence qu’il y a à agir pour notre environnement. Si on ne prend pas conscience de l’impact écologique que chaque objet neuf a sur notre planète (à fabriquer, utiliser puis à détruire). Si on ne réalise pas qu’être heureux n’est pas seulement conditionné à ce que nous possédons mais à ce que nous sommes et ce que nous faisons. Et bien, je ne crois qu’il soit possible d’entamer cette démarche sur le long terme.

Ashim D’Silva

Pour ma part, la prise de conscience est présente, mais j’avoue que je me sens démunie. Il faudrait changer tant de choses, il faudrait assumer un choix de vie tellement différent de ce que je suis aujourd’hui et cela me fait un peu peur.

2ème phase : S’informer !

Une fois que tu as pris conscience que tu ne pourras plus jamais boire avec une paille parce que t’aurais l’impression de trahir les animaux marins (bon y a plein de vidéos sur You Tube pour illustrer mon propos mais je vous laisse aller chercher par vous même parce que c’est trop dégeu). Une fois que tu as motivé homme et enfants de te suivre dans le délire, que tu es prêt à assumer auprès de ta famille, tes amis, au boulot, et quand tu t’es mis ton boucher, ton fromager, ton primeur de t’emballer tes produits dans des Tupperware (ou des contenants en verre parce que le plastique c’est LE MAL !!).

Et ben maintenant y a plus qu’à !!

Et donc comment je m’y prend ?

D’abord, j’achète quelques livres (chez Cultura si t’as pas encore bien pigé, ou bien sur Le bon Coin si ça commence à être clair dans ta tête). Comme c’est un sujet tendance tu vas trouver différents bouquins, parmi lesquels, LE bouquin de la pionnière franco-américaine du zéro déchet Béa Jonhson : Zéro déchet.
Il y a aussi 2 bouquins sûrement très intéressants Famille Zéro déchet et Les Zenfants Zéro Déchet. Je n’ai pas lu ces bouquins mais j’imagine qu’ils doivent être très instructifs.
Et enfin, un petit dernier de Aline GUBRI: Zéro Plastique, zéro toxique du blog Consommons sainement que je vous invite à lire et à suivre sur Instagram. 

Ici, je vous propose une fiche astuce pour remplacer ces produits en plastique jetable par des produits réutilisables.

3ème étape : Analyser ses déchets

Je crois que la plupart de mes déchets viennent de ma cuisine ou de ma salle de bain. Il n’est donc pas très compliqué de faire un petit tour d’horizon rapide de mes déchets à la maison.

Chez moi, j’ai plusieurs poubelles et plusieurs types de déchets. Il y a d’abord la poubelle de la cuisine, celle qui part dans les ordures ménagères et dont la finalité sera d’être brulée. Ce sont les déchets qui seront, à terme les moins valorisés, puisqu’ils vont seulement servir de combustible. Qu’il y a t’il dans cette poubelle ? Et bien, il y a par exemple, des pots de yaourt, des restes de nourriture, des peaux d’agrumes (non compostable), des dosettes de café en plastique, des kleenex, des petits emballages comme les papiers de gâteaux ou de bonbons,… Cette poubelle est la pire de la maison au niveau du recyclage. Chez nous, c’est environ un sac de 30 litres par semaine.

Après le pire, voici le meilleur des déchets : le compost. Composter consiste ni plus ni moins à rendre à la terre ce qu’elle nous a donné et dont on n’a plus besoin. C’est le déchet le plus valorisé car il suffit d’un peu de temps et de quelques bonnes habitudes pour transformer ce déchet en engrais pour le jardin. Même si c’est un peu contraignant de courir au fond du jardin pour amener son compost, c’est véritablement un geste essentiel de la démarche zéro déchet.

Ensuite, il y a le verre qui, s’il est correctement jeté dans le conteneur à verre, finira fondu et pourra bénéficier d’une nouvelle vie. Le verre est un matériau issu du sable et qui a la particularité de pouvoir être recyclé à l’infini. D’ailleurs, il est plus écologique d’utiliser du verre pour en fabriquer d’autres que de fabriquer du verre à partir du sable.

Et enfin, nous avons la poubelle du recyclage dans laquelle on peut mettre tous les emballages papier, plastique, carton,… dans une d

émarche zéro déchet, le but est de réussir à supprimer totalement cette poubelle. Pour ma part, c’est cette poubelle qui prend le plus de place, et s’est plus de 50 litres (non compressés) que je jette chaque semaine. C’est sur cette poubelle que j’estime avoir un très gros boulot car supprimer, totalement ses sur-emballages implique un changement d’habitude très important. Fini tous les produits industriels ! Terminé les produits jetables ! Et là, je sais pas pour vous, mais le challenge me parait énorme ! voire insurmontable !

4ème étape : Organiser la maison

Dans le reportage de Donatien, une des premières choses que le protagoniste met en application c’est toute la réorganisation de la maison.

  • Vider, désencombrer la cuisine
  • Récupérer des bocaux en verre, fabriquer des sacs en tissu pour les courses
  • Vider les armoires et donner tout ce qui ne sert à rien dans la maison.
  • Bref, en gros il vide tout, et pense « minimalisme ».

zero dechet

Jon Moore

5ème étape : Faire les courses !

Toujours dans le reportage, il y a la première scène très drôle du supermarché. Comme il ne veut ramener aucun déchet chez lui, Donatien désemballe (pas français je sais) tous les produits et rend tous les sur-emballages au caissier. Et voir les clients derrière s’impatienter, le caissier qui ne comprend pas vraiment ce qui se passe, c’était vraiment très marrant.

Très vite, Donatien comprend que ce n’est pas la solution et qu’il devoir se tourner vers un tout autre mode de consommation. On voit donc Donatien aller au marché ! Il peut y trouver tous les fruits et légumes en version non emballés. Pour les produits humides qu’il trouve aussi au marché (viande, poisson, fromage, crème…), la solution est d’emporter ses propres emballages et de refuser les emballages papier ou cellophane de la part des commerçants. On voit que certaines jouent le jeu avec plaisir, et d’autres commerçants sont plus récalcitrants, mais cela paraît pas si difficile que ça. On voir aussi dans le reportage que ce mode de consommation suscite des discussions avec les commerçants mais aussi avec les autres clients intrigués.

Pour les produits secs, ont ne les trouve pas forcément au marché ! Il faut trouver des boutiques de vrac ou des rayons vrac. Mais pour ça aussi, rien de très compliqué, dans ma ville par exemple, la plupart des magasins bio ont d’énormes rayons de vrac. On y trouve céréales, pâtes, riz, graines, lentilles, farine, sucre, fruits secs, chocolat, et même huile ou liquide vaisselle … Il suffit d’utiliser des sacs en tissus réutilisables et le tour est joué. Personnellement, c’est une habitude que j’ai pris maintenant. J’ai mes sacs en tissus et j’achète en vrac. A la maison, je garde mes bocaux en verre pour y conserver mes produits.

Habitant à Paris, Donatien a même réussis à trouver un caviste qui vend du vin en vrac. Il suffit d’arriver avec ses propres bouteilles ou d’utiliser des bouteilles consignées comme à l’époque ! Et pas besoin d’habiter dans une grande ville car il me semble que mon caviste propose du vin en vrac.

6ème étape : s’attaquer aux produits pour le corps et pour la maison

Reste encore la question des produits de soin pour le corps, des cosmétiques, et des produits d’entretien.
Pour le soin du corps, personnellement, il me semble que c’est sur cette partie que j’ai vraiment changé mes habitudes. J’ai considérablement réduit le nombre de produits. Avant sous ma douche j’utilisais 4 à 5 produits de toilette différents ! (un gel douche + un gel de toilette intime + un shampoing et après-shampoing + un nettoyant pour le visage. Aujourd’hui j’utilise simplement un savon de Marseille pour tout le corps et un shampoing solide pour les cheveux. Pour le visage, j’utilise une éponge de konjac sans aucun produit. Pour le soin de ma peau, j’utilise une huile végétale que j’applique également sous les aisselles pour remplacer le déo (pour l’instant tout va bien, mais nous sommes en hiver !!) J’utilise également des cotons démaquillant en tissu lavables, de l’huile de coco pour le démaquillage.
Je n’ai rien changé pour le maquillage, ni pour les produits d’entretien. Mais l’idée du zéro déchet consiste à les préparer soi-même avec des produits naturels et écologiques.

7ème étape : ne rien acheter de neuf !

Enfin, pour aller au bout du bout de la démarche, l’idée c’est aussi de ne rien acheter de neuf pour ne pas ajouter dans un circuit déjà inondé de nouveaux produits. Il s’agit d’abord de faire réparer nos vieux objets cassés ou de leur donner une deuxième vie. Et d’acheter d’occasion nos meubles, électro-ménager, livres, et tout ce dont on pourrait avoir besoin.

L’association ZERO WASTE FRANCE s’est lancé un défi pour 2018 qui consiste justement à ne rien acheter de neuf cette année. Je trouve cette initiative remarquable. Elle me fait m’interroger, justement sur cette société de consommation à laquelle j’appartiens totalement. Personnellement, j’avais la sensation que les produits achetés d’occasion étaient moches et sales et qu’il fallait d’abord m’assurer de l’identité de l’ancien propriétaire pour donner du crédit à un produit d’occasion. Mais petit à petit, je m’y met, d’abord avec un lave-linge acheté chez ENVIE, puis un meuble TV magnifique pour 60€. Puis j’ai vendu des articles sur le bon coin. En plus de faire des bonnes affaires, on arrange les gens en leur vendant ce dont ils ont besoin ou en leur débarrassant d’un meuble par exemple.

Voilà ! Je pense déjà qu’avec ces 7 étapes, on peut réduire très fortement la quantité de nos déchets. Et réduire notre impact écologique. Même à l’échelle d’une famille, faire cet effort est utile pour l’environnement. Car n’oubliez pas que le monde est en train de s’éveiller et que nous sommes de plus en plus nombreux. Un nouveau monde est en marche, et je suis persuadée qu’une telle démarche nous permettra de faire changer ce monde.
Adopter ce style de vie, pour moi, c’est clairement quitter la société de consommation. C’est aller vers un mode de vie où la partage, la générosité, le respect sont mis à l’honneur. C’est aller vers un monde où nos actes comptent plus que ce que nous avons. Et c’est vers ce monde là que j’aimerai que mes enfants grandissent.
Aujourd’hui, je suis loin, même très loin de cela, et cela prend du temps d’y parvenir. Je suis sur le chemin, est c’est parfait comme ça.

Et pour vous ? Ca se passe comment chez vous ? Dites-moi tout sur vos déchets en commentaires !!

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