Billets d'humeur

La fin de ma formation

Aujourd’hui je vais écrire cet article en mode journal intime. Un peu pour me souvenir de cette journée riche en émotions et surtout pour ne pas oublier ce qu’il se passe lorsque le mental prend le dessus. L’égo est capable de nous faire faire n’importe quoi parfois.

Alors c’est parti je vais te raconter mon périple à Paris pour cette journée qui marque la fin de ma formation de chef de projet multimédia sur laquelle je travaille depuis plus d’un an.

Aujourd’hui c’est la conclusion. Je passe la soutenance. Après avoir réalisé plus de 300 heures de formation en e-learning, écrit un mémoire de quelques 60 pages, me voilà devant un jury de 2 jeunes garçons. Je dois donc soutenir mon travail pendant 15 minutes avant une série de questions / réponses.

Je vais commencer par la fin, comme ça le suspens est rompu…. parce que voilà je me suis complètement carapatée comme on dit chez moi. En d’autres termes je me suis vautrée lamentablement !

Cela fait plusieurs semaines que je travaille à cette présentation qui était pour moi comme une formalité. J’adore parler en public. En plus je connais par coeur mon sujet car je travaille dessus depuis 3 ans.

Vendredi, lors d’une dernière séance de répétition avec mon chéri qui me couvre de sa bienveillance, nous réalisons les derniers ajustements. Il s’avère que je suis bien plus à l’aise sans mes notes qu’avec. Je décide donc de me faire confiance pour savoir quoi dire et comment le dire. Je connais mon sujet sur le bout des doigts, donc pas besoin de réviser. Je suis confiante et je le serai jusqu’à mon arrivée dans la salle.

La soutenance se passe à Paris en plein coeur du quartier d’affaires de La Défense. Je prends l’avion en maîtrisant ma peur de l’avion. Un taxi qui me mène à la bonne adresse. Je repère les lieux et cherche un endroit pour manger. J’ai du temps, je passe à 16h30. Je me mêle à la foule besogneuse, aux working girls et hommes en costard. Je suis totalement dépaysée par cet univers qui est si loin de mon quotidien. Mais ça va je gère.

Juste avant de passer, je reçois des tas de messages d’encouragement qui me font du bien et qui me disent que je vais tout déchirer. J’en suis sûre moi aussi.

Mais alors, je ne comprends pas ce qu’il c’est passé pour que tout parte en vrille comme ça.

Je suis quand même stressée mais ça va ! Je suis très en avance et je croise 3 ou 4 personnes qui passent avant moi. Il y en a une qui me stresse un peu plus mais après son passage je me calme.

Ah oui, je ne vous ai pas dit mais cet après-midi il y a un match de Coupe du monde avec la France. Coup d’envoi à 16 heures.

Il est 16h, le jury est en avance. Ils sont 2 et ils vont s’accorder une pause avant de commencer.

Pendant ce temps je rentre dans la salle et m’installe. Je m’aperçois que je ne vais pas pouvoir installer mon ordinateur face à moi avec la projection dans le dos, je décide de prendre mes notes pour avoir une vue sur mes slides. Erreur ! Car je suis attirée par elles. Comme une bouée je m’y accroche alors que je sais que la prestation est meilleure lorsque je la teinte de ma spontanéité.

Je commence et ma voix tremble. Je suis emportée par mes émotions, ma confiance s’envole. Je lis un peu mes notes et je n’arrive pas à capter l’attention de ce jury. Je suis perturbée car ils ne me regardent pas. Ils ont leur regards fixé sur leurs écrans. Je les imagine en train de regarder le match et pas du tout en train de m’écouter. Cela me destabilise beaucoup. Ce sont 2 gamins, des digital native, je me dit que je ne dois pas vraiment les intéresser avec mes histoires. Ah la la, le revoici ce besoin de reconnaissance ! Il était parti depuis un long moment et il repointe son nez au pire moment. Pile au moment où je dois avoir confiance en mes capacités et en moi-même.

Je me vois comme si j’avais quitté mon corps et je me rend compte que je suis mauvaise, je perd tous mes moyens. Et en plus le temps a filer à toute allure, il ne me reste plus qu’une minute et j’ai encore 4 slides à passer. J’accelere et je conclus.

Je suis verte. Je m’excuse d’avoir été si mauvaise et il font preuve de bienveillance. Encore une leçon que les Hommes ont un grand coeur.

Le jury me rassure en me disant que j’ai fait une bonne présentation malgré tout. Que je connais parfaitement mon sujet et que c’est intéressant.

C’est terminé. Et je suis déçue. Mais je suis contente d’avoir terminé. J’aurais certainement la moyenne et dans quelques temps la déception passera.

Mais en analysant ce moment, c’est mon émotion qui a pris le dessus. J’ai interprété et j’ai donné de l’importance à des éléments qui m’ont perturbés.

ÉGO 1 – INSTANT PRÉSENT 0.

J’ai encore beaucoup à apprendre et du chemin à faire. Je remercie la vie d’avoir mis cette épreuve sur ma route car elle va m’enseigner énormément. En faisant émerger mes pensées limitantes, je les reconnais et je peux m’en libérer. En me montrant que mon mental fait des interprétations qui ne sont certainement pas le fruit de la réalité objectives j’experimente un accord tolteques « ne rien interpréter ». En me confrontant à cela j’apprends. Aujourd’hui je dois accepter ce qui a été et que je ne peux pas changer. Je dois accepter ces émotions pour m’en libérer. Demain tout ira mieux. Je suis reconnaissante que cette épreuve soit arrivée là, elle m’apprend tellement de moi-même. Alors merci.

Et en plus je viens d’assister à un coucher de soleil depuis le ciel. Magnifique.

Bonne nuit.

Coucher de soleil depuis le ciel
Coucher de soleil avion

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