Ah ! Rien que ce titre me fais tout bizarre ! Devenir écolo n’a jamais été un objectif pour moi. C’est arrivé tout seul et je ne te cache pas que j’en suis la première étonnée ! Car, ceux qui me connaissent de longue date doivent même être surpris de lire que l’écologie est un sujet qui me tient particulièrement à cœur !

Il y a quelques années, que dis-je ? Il y a à peine 2 ou 3 ans, j’étais addict à la fast fashion, au maquillage et aux produits de beauté. J’adorais acheter des trucs, des crèmes pour tout et n’importe quoi. « Quoi ? Tu te mets de l’huile d’olive sur la gueule tous les matins ? Mais WTF ! » « Hein, t’achètes tes fringues d’occasion ? » « Et puis t’es une fille et t’as pas 4 produits différents pour te laver le corps ? » Ça c’était tout moi ! Impossible de porter une fringue d’occaz et j’avais vraiment 4 produits différents pour me laver le corps. Je passais faire une razzia chez Mac tous les mois quand j’avais l’occasion d’être à Orly. Le vrac ? Ha oui, c’est un truc pour les pauvres ! J’avais vaguement entendu parler de Béa Johnson, une française qui vit aux Etats Unis et qui ne produit qu’un tout petit bocal de déchet par an pour elle et sa famille. Impossible ! C’est sûr elle nous ment, elle cache des trucs au fond du jardin. Je faisais quand même attention à mon alimentation, mais seulement dans un souci de santé. Et quasiment tout ce que j’achetais était emballé.

Je voyais bien que notre monde ne tournait pas rond ! Qu’il y avait un problème avec la pollution. Mais je ne voyais absolument pas comment, moi, toute seule je pouvais changer les choses. Je triais tant bien que mal mes déchets et je pensais que cela suffisait amplement ! Ca suffisait amplement à ma conscience en réalité !

A ce moment là, je découvrais aussi le développement personnel et je prenais conscience de notre pouvoir illimité. Je découvrais que je pouvais transformer et améliorer ma vie par le biais de la pensée. Et petit à petit, j’ai transformé ma vie, ma spiritualité a grandi, ma puissance intérieure aussi. J’ai commencé à pratiquer le yoga et la méditation pour faire vivre mon épanouissement également à travers mon corps. Un esprit sain dans un corps sain. En faisait irradier ma transformation spirituelle dans mon corps, au fil du temps, il fallait que tout cela irradie encore à l’extérieur de moi. Je prenais déjà soin de ce que je mangeais et le chemin se faisait tranquillement.

C’est là que j’ai reçu l’inspiration de Pierre Rabhi avec sa sobriété heureuse. J’ai été marquée par l’anecdote du petit colibri qui tente d’éteindre le feu qui brûle sa forêt. Tous les autres animaux de la forêt se moquaient de lui pensant qu’il n’y arriverait jamais tout seul. Mais en faisant sa part, le petit colibri a inspiré tous les autres qui se sont mis à l’aider. L’éléphant avec sa trompe et tous les autres animaux, en s’y mettant ensemble sont parvenus à éteindre le feu. Il n’aurait pas pu réussir tout seul, mais en le faisant, il a inspiré les autres, et ensemble ils ont pu éteindre le feu. Je commençais à comprendre que chacun de nous peut faire sa part. Il n’y a pas de petites actions, il n’y a que des petites actions, qui misent avec celles des autres, forment une prise de conscience collective.

Et puis, j’ai vu 2 films qui m’ont bouleversés, ces 2 films sont Demain et En quête de sens. Ils montrent qu’un autre mode de vie est possible. Ces 2 films m’ont fait prendre conscience que toutes nos actions ont forcément un impact sur des tas d’autres choses. Par exemple, acheter de la fast-fashion a un impact négatif sur le travail des enfants et la condition des femmes dans le monde, sur l’agriculture du coton, sur la pollution des rivières, … Ou, autre exemple, j’ai découvert qu’acheter des légumes locaux et bio ont un impact positif sur notre biodiversité, sur une famille dont les enfants sont dans la même école que ma fille, et sur le travail de mon voisin.

J’ai compris que chaque fois que je payais pour quelque chose, je votais, je décidais de ce que je voulais pour ce monde. J’ai compris que même moi toute seule j’avais un impact. Et puis, j’ai décider d’arrêter les gobelets en plastique pour boire mon café au boulot. En faisant un calcul très simple, (20 jours de travail par mois x 3 cafés par jour = 720 tasses plastiques évitées et autant de touillettes) je comprenais la puissance de mon impact.

Et puis, ce fût mon anniversaire et on m’a offert des cotons à démaquiller lavables. Ce cadeau a été pour moi un véritable déclic ! Pourquoi je n’y avais jamais pensé avant ? (maintenant je sais pourquoi, merci le marketing !), là aussi un calcul rapide me permettait de comprendre que c’était environ 1000 carrés de coton qui ne serait ni produit, ni transformés en déchet. Et pourtant, cela ne changeait en rien, ni mon confort, ni ma routine et je décidais même de remplacer mon eau micellaire par de l’huile de coco de ma cuisine comme ça pour tester et pour vérifier si ce que les blogueuses racontaient marchait vraiment ! Bientôt mon huile de coco allait passer de ma cuisine à ma salle de bain. (d’ailleurs, l’huile de coco est très bonne dans votre salle de bain et elle l’est nettement moins dans votre cuisine 😉 )

Je décidais que je voulais avoir un impact positif pour notre planète. Je me suis mise à faire mes courses au magasin bio et à acheter en vrac, et encore, cela ne me changeait pas vraiment la vie au quotidien. Enfin si, ça changeait ma façon de consommer !

Vous partager mes expériences sur ce blog et voir que cela avait aussi un impact sur vous, mes chères lectrices m’a poussé à aller plus loin et à continuer de faire des changements, tranquillou. Ainsi vous avez pu lire comment j’en suis venue à faire ma lessive moi-même, mon produit pour lave-vaisselle, à remplacer tous mes produits ménagers industriels par des produits naturels, simples et tout aussi efficace. J’ai réduit drastiquement ma consommation de viande. Et puis, dans ma salle de bain, moi qui ne jurait que par Caudalie, j’en remplacé tout ça par quelques huiles végétales, du gel d’aloé véra et basta. Ce changement, j’avoue, c’est vous qui me l’avait inspiré. En m’encourageant et en me disant que ce que je faisais résonnait en vous, cela m’a donné envie de continuer. Je voudrais vous en remercier car vous m’apportez toutes autant voire plus que ce je peux vous apporter.

Dernièrement, nous avons fait un atelier de fabrication d’un shampoing solide. Et si cet atelier permet à 2 d’entre vous de ne plus acheter de shampoing en bouteille, alors mon impact positif aura encore grandi.

En janvier 2019, je me suis lancée dans le défi rien de neuf et je me suis mise au défi de ne rien acheter de neuf cette année. Cette expérience, m’apporte bien plus que des économies. Elle m’apporte de la liberté vis à vis de ma consommation. Je découvre que posséder moins de choses a le pouvoir de nous rendre plus heureux. Nous ne sommes pas nos possessions ni nos vêtements. Si les gens nous aime ce n’est pas parce que nous sommes bien habillé ou maquillé, non, on nous aime pour ce que l’on incarne, pour nos valeurs, notre sensibilité, peu importe de quoi j’ai l’air.

Voilà comment je suis devenue écolo, sans même m’en apercevoir ! J’ai transformé mon quotidien au feeling, sans me forcer. En faisant un premier changement, puis un autre, sans jamais culpabiliser de mes erreurs, de mon manque d’anticipation. Je ne culpabilise pas car je sais que ce que je fais déjà a un impact énorme ! (tant pis pour le paquet de chips ou le gobelet de café)

Aujourd’hui, avec ce blog, j’aspire à vous inspirer et à montrer à chacun de vous que nous sommes puissant ensemble, face aux géants. Quand je vois que la consommation de viande recule, que Nutella a perdu 20% de vente, que Heinz a perdu 12 milliards de dollars, que chez Carrefour, ils se mettent au zéro déchet en acceptant les contenants perso dans leurs rayons traditionnels, je me rend compte que nos convictions ne sont pas vaines.

Par contre, je ne suis pas une militante ! Je ne l’ai jamais été ! Ce n’est pas mon truc ! Ma manière de militer à moi, ce n’est pas de manifester ou de mener des actions. Je fais ce que je peux, à mon niveau et vous en parler est ma manière de militer pour un monde plus respectueux de notre planète. Dernièrement, j’ai eu la chance de pouvoir animer un talk-shaw sur la transition écologique, c’est lorsqu’on me l’a proposé que j’ai réalisé que je pouvais être considérée comme écolo.

%d blogueurs aiment cette page :